La restauration de la montre en 2009

RESTAURATION OMEGA Speedmaster Professional 1968 

omegaspeedmaster.jpg 

Chers lecteurs, je vous propose de suivre sur ce Blog la restauration de mon OMEGA Speedmaster de 1968.

Tout d’abord un peu d’histoire:

L’OMEGA Speedmaster est un chronographe mécanique à remontage manuel dont la fabrication à commençé en 1957, équipée d’un calibre 321 puis d’un 861 dérivé du LEMANIA 1873. La NASA a acheté dans le tout début des années 60 plusieurs chronographes de toutes marques de manière anonyme afin d’avoir la certitude de ne pas bénéficier de montres mieux préparées que celles aux standards de serie. Ces chronographes ont étés confrontés aux tests les plus difficiles que l’on puisse imaginer et la seule montre qui aie réussi avec succés l’ensemble des tests fût la Speedmaster. Depuis cette date jusqu’a aujourd’hui, dans TOUTES les missions de la NASA habitées, les astronautes avaient à leur poignet une Speedmaster, y compris ce jour de Juillet 1969 où Neil Amstrong et Buzz Edwin Aldrin ont foulé le sol lunaire pour la première fois. Aujourd’hui encore, la NASA est en partenariat avec OMEGA. La speedmaster est donc la première et seule montre à avoir été sur la lune! Voila pourquoi on la surnomme depuis la MOONWATCH. Cette montre est bien sur toujours en production à ce jour et se vend chez n’importe quel concessionnaire OMEGA.

C’est donc une pièce de choix que d’avoir dans sa collection une Speedmaster d’avant 1969 (dite pré-moonwatch) car c’est le modèle le plus proche de celui qui a été sur la lune.

Je ne suis pas horloger, mon métier actuel mettant d’avantage l’accent sur l’aspect commercial que manuel. J’ai cependant initialement une formation de mécanicien automobile. Mon amour de l’horlogerie m’a poussé vers l’âge de 15 ans à entrer dans un atelier d’horlogerie dans lequel j’ai rencontré un grand professionnel prénomé Marc qui est devenu un ami et qui a eu la gentillesse de m’apprendre les rudiments de son beau métier.

Le travail que vous verrez exposé ci-dessous n’est donc pas le fruit d’un professionnel du métier mais d’un amateur non spéculateur qui façonne ses pièces avec amour mais qui ne les revend pas.

La réparation et tous les travaux sont réalisés à la maison avec un outillage minimaliste et un budget ayant (hélas) des limites qui ne me permettent pas de faire tout ce que je souhaiterais faire.

En revanche, le défi initial est de remettre cette montre en fonction et de pouvoir la porter sans qu’elle me trahisse, je ne prétends évidemment pas lui redonner son aspect de neuf ni lui faire subir les tests de la NASA.

Les images que je vous présenterais ci-dessous peuvent etre « cliquées » afin de les agrandir pour mieux voir les détails.

Maintenant que vous etes informés de tout ceci, je vous souhaite une bonne lecture et vous remercie par avance pour votre indulgence

Voici la montre dans l’état où elle se trouve le jour où elle est entrée en ma possession …du travail en perspective…..

                                      dsc01311.jpg

Je savais qu’elle avait pris l’eau puis qu’elle avait été stockée ainsi de nombreuses années. Voici donc l’état des lieux : La couronne est complètement bloquée, la montre ne tourne pas, les poussoirs sont durs à manoeuvrer. Le verre, d’origine, est très rayé de même que le boîtier qui a subi des chocs et qui présente des rayures profondes. La lunette est très abîmée et son insert est défraîchi. On voit que les aiguilles sont en mauvais état avec des traces de corrosion. Le cadran présente des marques de rouille et la peinture blanche de certains indexes à déteint avec l’humidité et s’est déposée à des endroits…où elle ne devrait pas se trouver. Un bon point en revanche, il s’agit du cadran « pré-moonwatch » avec son sigle OMEGA chromé rapporté. Le bracelet n’est pas celui d’origine. Procédons maintenant à son ouverture : 

p8050079.jpg

dsc01300.jpg

 

On voit bien sur ces deux vues que de l’eau a stagné dans la montre, la rouille en atteste… Démonter la tige de couronne est essentiel car c’est une opération indispensable pour sortir le mouvement du boîtier. Complètement bloquée dans son tube, la tige ne bouge pas d’un iota. Au grands maux, les grands remèdes. Je pose quelques gouttes de WD40 sur la vis de tirette ainsi que dans le tube de tige emmanché dans le boîtier. Plusieurs heures après, je reviens vers la montre puis commence à manœuvrer la couronne délicatement dans un sens puis dans l’autre et ainsi de suite jusqu’à « décoller » l’ensemble, chaque minute d’effort me récompense en me donnant quelques degrés de plus dans la rotation. Au fur et à mesure, je remets quelques gouttes de dégrippant. Au bout d’un moment, je desserres la vis de tirette puis, en procédant comme sur la vue suivante, j’agis au moyens de deux tournevis en faisant directement levier sur la base de la couronne afin d’extraire la pièce : 

 p8050083.jpg

Opération réussie !!!

 

Voici donc le mouvement sorti de son contexte si l’on peut dire emoticone :

                                     p8050085.jpg

 

Démontage du cadran et des aiguilles pour découvrir ceci…

                             p8050087.jpg                                             

Des pièces sous le cadran se sont transformées en « monolithes de rouille »… 

Ca promet pour la suite emoticone

A ce stade, je ne vais pas prendre 300 photos du démontage, je le ferais pour le remontage qui sera bien plus intéressant. Le démontage me permet en revanche de faire l’inventaire des pièces qui ne pourront pas être sauvées pour la suite : La roue de minuterie est édentée ainsi qu’un des deux renvois(un petit malin a du forcer à l’époque sur la couronne alors que la chaussée et la roue des heures s’étaient collées l’une à l’autre, cela a eu pour résultat de casser des dents sur les deux roues…). La tige et la tirette ne pourront pas être remontées car le risque de perdre la couronne à cause de l’usure de ces deux pièces très rouillées est trop grand. En effet, le congé dans la tige qui recoit l’ergot de la tirette est arrondi par la rouille et la pièce sera mal maintenue au tirage pour la remise à l’heure. Le ressort du sabot du compteur d’heures et celui du marteau du même compteur se sont dissous, il n’en reste que de la poudre de rouille. Le ressort de friction du barillet qui entraîne le mobile d’heures est lui aussi cassé par la rouille. Le poussoir de remise à zéro (partie interne au mouvement, pas sur le boîtier) et quelques vis devront aussi être remplacés ainsi que le barillet, son ressort et son arbre. Pour un aspect plus valorisant, je décide de remplacer toutes les aiguilles, le bracelet, l’insert de lunette et le frein de tirette(bien qu’il soit caché sous le cadran). Ces pièces seront des pièces OMEGA d’origine. Le cadran sera nettoyé du mieux possible mais ne sera pas remplacé ni refait car la montre perdrait toute sa saveur à mon avis personnel. Il sera donc patiné (et le mot est faible…) et se sera très bien ainsi, cela me rappellera à quel point cette montre revient de loin et que c’est moi qui l’ai sauvée de cet état. Le mouvement est donc démonté sous la cloche en attendant les pièces détachées qui lui redonneront vie : 

p8050105.jpg

p9010005.jpg

p9010006.jpg

p9010008.jpg

p9010009.jpg

 

Le délai pour recevoir les pièces étant assez long, cela me permettra, en attendant, de procéder au polissage de la boîte, à la réparation des « facettes » de la lunette, au démontage de l’insert, et du verre que je vais repolir. Le polissage des OMEGA speed est réalisé en brillant/satiné suivant les endroits Premier travail, reprendre à la lime de bijoutier les grosses rayures sur les angles. Ensuite, le polissage des parties brillantes puis celui des parties satinées selon un procédé que je ne dévoilerais pas ici (le magicien ne donne pas tous ses tours emoticone) Le résultat après de longues heures de travail me convient enfin. 

 

En voici un petit aperçu 

p8130021.jpg

 

Entre-temps, j’ai reçu l’insert de lunette et le bracelet, je m’empresse donc de les monter et de poser le cadran nettoyé sous le verre d’origine repoli fraîchement remonté pour faire un essai « à blanc » et avoir une idée de ce que donnera la montre une fois finie : 

p8190011.jpg

p8190017.jpg

(Désolé pour le reflet mais ce verre est tellement bien repoli…emoticone)

 

Je commence enfin à la trouver désirableLangue

Depuis le temps que j’attendais ce moment… une speedy 1968 va bientôt etre à mon poignet et rejoindre ses soeurs dans ma collection… quel rêve !!!

 

Un deuxième envoi va maintenant pouvoir me permettre de commencer à rhabiller le calibre 861 qui a hâte de revenir à la vie:

 p9010002.jpg

Nous commençons donc selon la méthode établie par OMEGA. 1° remonter les pièces constituant le système de mise à l’heure/remontage : 

p9010011.jpg

                                     p9010012.jpg 

Pas de difficultés particulières pour cette étape. D’abord le pignon coulant et le pignon de remontoir son enfilés sur la tige puis la minuterie et les renvois sont posés, la bascule et son (vicieux) ressort, la tirette, le frein de tirette. Le tout graissé comme il se doit. Le pont de cadran est remonté avec une vis neuve car l’une des deux était soudée dans sa portée et m’a obligé a faire le guerrier avec ma dremel au démontage… je n’aime pas ça mais il fallait bien sortir la vis !!! Le pont gardera hélas une séquelle visible de ce démontage en force… Ensuite, comme sur tous les LEMANIA, il faut remonter le pont de compteur d’heures car il supporte aussi le pivot inférieur du barillet. Donc, mobile d’heures et marteau sont posés puis recouverts par leur pont après huilage selon le plan de graissage du constructeur des points concernés : 

p9010013.jpg

 

Allez, on retourne le tout :

p9010014.jpg

 

A ce stade, on voit la platine principale et celle de rouage se faisant face sur mon porte mouvement. Nous allons à présent huiler tous les points de pivots avec une huile fine ou épaisse selon le cas. Ensuite, on pose le barillet monté neuf, son pignon, le rouage et on fixe le pignon intermédiaire de remontage sur sa platine :

 

p9010016.jpg

 

Ceci fait, on pose le pont de barillet/rouage, la roue d’échappement et son pont, le balancier coq, on tourne la couronne de quelques tours et…hop ! Le mouvement a repris vie après un très long purgatoire heureusement révolu !

 

p90100201.jpg

 

On va maintenant s’attaquer à la partie chrono, ce qui est le plus technique, le reste étant de la gnognotte à coté de ça J D’abord la roue de champ, chassée sur celle de secondes, la bascule d’embrayage, le ressort de friction du pignon de compteur de secondes, les ressorts épingle, les mobiles de seconde et de minute avec leur roue intermédiaire, leur pont puis vérification de la cinématique de ces pièces : 

  p90100211.jpg

Pour le moment tout roule . Ensuite, on monte les ressorts d’armage, la came, la navette, la commande de mise en marche, le marteau, etc… 

p90100241.jpg

A ce stade, on va laisser tourner un peu tout ça pour voir si tout est OK y compris la réserve de marche. Et on va attendre la suite des pièces pour finir le montage et procéder aux réglages, aux finitions et à l’emboîtage… J’ai hâte !!!

omegaspeedmaster.jpg

Après un mois d’attente patiente, j’ai enfin reçu les pièces manquantes pour finir cette chère Speedy:

Le jeu complet d’aiguilles, un renvoi de minuterie, une vis de pont et le frein de tirette. Pour installer certaines de ces pièces, il m’a fallu démonter partiellement certains éléments photographiés précédemment, pour ne pas user votre patience, je vous ai fait grâce de photos techniques supplémentairesClin doeil

Le mouvement avait été testé depuis la dernière étape ce qui avait permis de vérifier si tout était OK. Comme celà semble etre le cas, je me décide a procéder aux étapes finales du remontage, à commencer par la pose du cadran et des aiguilles:

dsc08403.jpg

Ceci étant fait, il ne reste qu’a recouper la tige de remontoir à la bonne longueur, y visser la couronne, installer le mouvement avec sa bague de centrage dans le boîtier:

  dsc08408.jpg

Bien du chemin parcouru depuis ma première vision de ce mouvement, comme vous pouvez le constater en agrandissant la photo, cette fois-ci, le balancier est en mouvement Clin doeil

Il ne me reste plus qu’a poser le cache mouvement en fer doux puis a visser le fond apres avoir graissé les filets à la graisse silicone.

La montre est mantenant terminée, je vous la présente telle qu’elle est à ce jour:

pa220002.jpg

La voici maintenant à mon poignet:

pa220025.jpg

Voilà, il est temps pour moi d’écrire le mot de la fin, un grand remerciement à tous ceux qui m’ont apporté leur soutien (moral, technique,ect…)

Mon objectif initial était de possèder une OMEGA Speedmaster pré-moonwatch fonctionnelle avant la fin de l’année commémorant les 40 ans du premier allunissage, c’est aujourd’hui chose faite.

 

 

FIN

L’évolution de la Speed, « LE » bracelet 1039!

L'évolution de la Speed,

Chers lecteurs, je suis très agréablement surpris quand je reviens sur ce blog que j’avais écrit en 2009 pour relater la restauration de ma chère Speedmaster de 1968.

Nous voici donc maintenant en 2012 et vous avez été près de 6400 à venir visiter ce blog depuis sa création!!! 

Parfois, certains d’entre vous ont eu la gentillesse de m’y laisser un petit mot.
Je voulais profiter de l’occasion qui m’est ici donnée de vous remercier pour ces témoignages.
Vos commentaires sympathiques m’ont fait très plaisir ;) Ceux qui ont étés plus critiques m’ont encouragés à réaliser ce que vous lirez dans les lignes qui vont suivre.

Si j’ai tenu à faire une petite mise à jour de ce blog, c’est parce que la montre a un peu changé depuis la fin de la restauration initiale.

En fait, à l’origine, j’avais essayé de garder un maximum de pièces d’origine de la montre, je n’ai donc changé que le strict nécéssaire à son bon fonctionnement et à sa fiabilité. Par manque de moyens, par exemple, je n’avais pas pu retrouver le bracelet qui se montait sur les Speed contemporaines à la mienne et je m’étais contenté de lui monter un bracelet de Speedmaster moderne neuf.

Dans le mème esprit, pour des raison d’esthétique, j’avais démonté l’insert de lunette d’origine que je trouvais trop défraichi pour le remplacer par un insert moderne et tout neuf. J’avais également « gratté » le tritium luminescent des indexes de cadran car la montre ayant pris l’eau dans son passé, ils étaient instables et tombaient en poudre.

Depuis la fin de la restauration donc, j’ai décidé petit à petit de « fignoler » de nouveau certains détails afin de rendre cette montre plus cohérente avec son époque et dans un esprit plus « vintage » et moins tape à l’oeil  » à l’Américaine ».

J’ai donc réussi à dénicher un bracelet OMEGA 1039 daté de 1969 en assez mauvais état, puis j’ai procédé à sa profonde restauration pour lui rendre son aspect d’origine.

Le voici au départ:

p1040339-300x225

Voici aussi les pièces de bout N° 516 qui étaient extremement endommagées:

p1040340-300x225

Il a fallu redresser quelques maillons du bracelet, redresser les pièces de bout sur une mini enclume de bijoutier car elles étaient completement tordues et marquées. J’ai ensuite refait à la lime fine les rainures des pièces de bout qui délimitent les polissages, j’ai rattrapé les rayures profondes à la lime puis j’ai réalisé un polissage en satiné et brillant comme celui qui était fait à l’origine sur ce type de bracelet.

En ce qui concerne la lunette, j’avais également envie de lui redonner son look vintage et son vécu. J’ai donc remis l’insert d’origine que j’avais bien sur conservé précieusement.

Le cadran quand à lui a vu ses indexes rellumés par mes soins avec une pate à base de poudre de Tritium (ancien stock récupérré chez un Horloger car ce produit est désormais interdit à la vente) puis de luminova (substance phosphorescente moderne)mélangées à une colle liante et à un peu de colorant. J’en ai profité pour patiner légèrement la couleur des indexes lumineux des aiguilles qui auraient semblé trop neuves a coté de la couleur des indexes.

Voici donc le résultat final après ces derniers petits travaux. Personnellement, je trouve qu’elle n’a jamais été si belle et si « authentique ». Un vrai bonheur de la porter!!!

Allez, place aux photos:

dsc_0101-300x200

dsc_0107-300x200

dsc_0103-300x200

dsc_0068-300x200
Quand elle n’est pas à mon poignet, elle se repose dans le coffre dans son écrin d’époque.

Et maintenant, la nuit aussi je peux lire l’heure ;) :

pb140059-300x225

 

Voilà, j’espère que vous jugerez ces quelques améliorations comme étant bénéfiques à la montre, en ce qui me concerne, je l’aime encore plus qu’avant.

Du boitier au mouvement, en passant par le cadran et le bracelet, toutes ses pièces sont passées par mes soins et du coup, elle est devenue encore plus « personnelle ».

Merci d’avoir suivi l’aventure!!!

Seb.

 

Dernier détail de finalisation du travail, le cadran:

 

 

Chers lecteurs,

Depuis 2009, année de la restauration de la montre, jusqu’à ce jour du 1er Janvier 2014, vous avez été plus de 12 000 lecteurs à venir visiter ce site.
Un grand merci à vous tous.
Voici maintenant, relatée pour vous, la dernière étape de la « résurection » de cette honorable OMEGA Speedmaster de 1968.
En effet, je suis très heureux d’avoir finalement trouvé « LE » cadran parfait pour la rendre en tous points conforme à mes désirs.
Le rellumage du cadran que j’avais réalisé précedement ne me satisfaisait pas totalement.

Je préfere un cadran en parfait état d’origine avec une belle patine.

Mais cette version de Speedmaster possède un cadran fort rare à trouver, puisqu’elle n’a été produite telle qu’elle que pendant quelques mois.
Il  m’a donc fallu du temps, l’aide d’un ami de FAMontres qui m’a trouvé la pièce et un peu de modifications pour arriver au résultat que vous allez voir.

J’ai profité de ce démontage pour remplacer une pièce sous le cadran que j’avais abimée au démontage en 2009, il s’agit d’un pont de cadran qui était fortement rayé.

Elle est donc désormais absolument parfaite ( à mes yeux ) à ce jour.

(Pensez à « cliquer » les photos pour les voir en bonne qualité d’image)

Voici donc l’histoire de ce cadran de remplacement.
C’est un cadran en tout point conforme à ma version de Speedmaster dite « de transition » mais il provient d’un modèle antérieur avec un mouvement different (de type 321).
En ce qui concerne l’aspect visuel, ils sont en tous points identiques puisque les cadrans « Pré moon watch » des Speedmaster équipées de calibre 321 ont le logo appliqué, le « stepped dial », cette même police d’écriture, et qu’ils sont fabriqués par le même sous traitant (singer).
En revanche, la fixation du cadran sur le mouvement diffère légèrement.
Les deux pieds de cadran des modèles 321 sont plus longs d’un millimetre et plus gros en diametre de quelques dixièmes de millimètres.
Il m’a donc fallu « usiner » les pieds afin de les rendre identiques à ceux de mon cadran dans le but de pouvoir l’installer sur mon mouvement de type 861.

Voici donc ce cadran, absolument d’origine, non restauré, avec sa sublime patine:

cadran10

 Voici maintenant la platine sous le cadran qui va remplacer celle que j’avais abimé au démontage en 2009:

part4225a

 Voici la montre avec son nouveau cadran monté, l’ancien à coté d’elle:

DSC_0005

 

Voici la montre totalement finie, avec son bracelet d’époque 1039 et un cadran sublime

(cliquer pour agrandir):

 omega

 

Il est maintenant temps d’écrire le mot de la Fin.
Je prends encore plus de plaisir, depuis la finition des derniers détails, à porter ce merveilleux garde temps, chargé d’histoire, et désormais marqué de mon empreinte.

Depuis 2009, elle m’accompagne toujours fidèlement, et celà pour longtemps!

Seb.

Voici un lien vers une autre de mes restaurations OMEGA, La Seamaster 300 de 1967:
http://omegaseamaster.canalblog.com/archives/2013/12/31/28813551.html

 

 

 

 

 FIN




mélina réalisation |
laboiteabijoux |
Mon super cochon d'inde Titou |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CLUB DES JEUNES INTERCOMMUNAL
| osruto
| Le Royaume de Féeria